Les casinos suisses exigent des amendements en vue de la nouvelle loi sur les jeux

Les casinos terrestres helvètes souhaitent ardemment que des amendements soient conclus pour favoriser leur situation en vue de la nouvelle loi portant sur les jeux d’argent. Effectivement, suite à la dernière procédure de consultation inhérente au nouveau projet, la totalité des vingt-et-une maisons de jeu suisses l’ont catégoriquement écarté. Reste maintenant à savoir si les autorités en force sauront entendre leurs appels désespérés.

La Fédération Suisse des Casinos est remontée

Les vingt-et-un casinos terrestres suisses ont tous rejeté la nouvelle loi qui était récemment en consultation et qui porte sur les jeux d’argent en ligne. Ces derniers, représentés par la Fédération Suisse des Casinos, protestent contre l’émergence d’une concurrence étrangère déloyale mais aussi contre le régime actuel, qui n’est à leurs yeux pas suffisamment attractif pour la clientèle locale.

« Si les casinos terrestres helvètes perdent autant de parts de marché, c’est dans un premier temps parce qu’ils sont soumis à une réglementation bien trop inflexible».

Il faut préciser que depuis 2007, le chiffre d’affaires des casinos suisses a dégringolé de 27%. Et même si deux nouveaux cercles de jeux ont vu le jour entre 2008 et 2014, les revenus de l’AVS et des cantons ont tout de même chuté de 34%. Si les casinos terrestres helvètes perdent autant de parts de marché, c’est dans un premier temps parce qu’ils sont soumis à une réglementation bien trop inflexible. Et ce n’est pas la concurrence qui est exercée par les opérateurs de jeux d’argent en ligne illégaux – qui ne sont eux aucunement réglementés –, qui résoudra le problème. En effet, en marge du système, les casinos en ligne tenus par des sociétés offshores parviennent à attirer les joueurs suisses et leurs voisins limitrophes. La Fédération Suisse des Casinos estime que le nouveau projet législatif ne permettra pas de rééquilibrer les débats. Au contraire, elle affaiblit encore plus la capacité des casinotiers suisses à rivaliser face à la concurrence. Mais comment parvenir à éviter le recul de leur chiffre d’affaires ?

Les suisses doivent jouer dans des casinos suisses

Pour M. Christophe Darbellay, président de la Fédération Suisse des Casinos, la logique est claire : « Le législateur doit se focaliser sur ses objectifs initiaux. Les joueurs suisses doivent pouvoir jouer dans des casinos suisses dûment contrôlés. Et ils n’ont pas à s’orienter vers une offre émise à l’étranger pour pouvoir se divertir ». Or, pour y arriver, le président de la FSC prévient que les usagers doivent pouvoir disposer de casinos attractifs au sein du territoire helvète. « Cela est, nous pensons, la seule façon de garantir la durabilité des revenus de l’AVS », a-t-il d’ailleurs ajouté, conscient dans le cas contraire que bon nombre des versements sont susceptibles d’être destinés à l’étranger.

Enfin, la Fédération Suisse des Casinos espère que le gouvernement fera tout le nécessaire pour rendre le marché suisse des jeux de casino plus compétitif sur le long terme. Ces derniers doivent dans un premier temps être clairement définis dans la nouvelle loi mais aussi faire l’objet d’innovations. Christophe Darbellay et ses collaborateurs ne veulent également pas entendre parler de tournois de jeux de hasard en dehors des organismes habiletés à proposer ce genre de produits.