Partouche quitte la Belgique

La Belgique est un si beau pays, avec sa côte, ses villes comme Bruxelles, Liège, Bruges, sa culture, ses bonnes bières, sa population accueillante … Pour rien au monde, un belge quitterai sa Belgique natale et pourtant, c’est bien ce qui va se passer pour le groupe français Partouche, propriétaire de casino en Europe. Le groupe quitte la Belgique, il revend les casinos qu’il détenait car selon lui, le pays n’est plus rentable. Départ précipité ou réfléchi ?

Partouche, bien présent en Europe

L’explication de cet effondrement est simple et il ne faut pas s’en cacher : les jeux en ligne sont bien plus attractifs que ceux que les casinos terrestres proposent.

Alors qu’en France, le groupe de loisirs Partouche prospère, ou en tout cas ne perd pas d’argent, sur des activités comme les casinos, les termes, les hôtels, les restaurants, ce n’est pas le cas partout en Europe. Notons dans un premier temps qu’en Suisse aussi, sur nos biens aimées terres, le groupe Partouche possède deux casinos : celui de Crans Montana et celui de Meyrin. Mais en Belgique, la situation est catastrophique et le mot est faible. Dans ce pays, Partouche est dans le rouge, on peut le dire. C’est pour cela d’ailleurs qu’à la tête du groupe, on a décidé de couper court, il a fallu prendre des mesures drastiques et la vente des casinos de Belgique s’annonçait comme une évidence. Partouche en possédait quatre en tout mais deux avaient déjà été vendu : celui de Knokke et celui de Dinant. Désormais, c’est au tour de celui d’Ostende près de la côte et celui de Chaudfontaine, d’être cédés. Pour le groupe, ces établissements ne rapportent rien du tout, ils font même perdre beaucoup d’argent car les charges sont fortes, autant s’en débarrasser. Le repreneur est déjà connu, un homme d’affaire important qui aimerait investir à son tour : Jurgen De Munck, il est flamand.

La Belgique n’est plus le pays des casinotiers

S’il y a bien des années la Belgique était considéré comme un pays prospère pour les casinotiers européens, aujourd’hui, il n’en est plus rien. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et proviennent de la BCA (Belgian Casino Association) : 1.2 million d’euros, c’est le montant qu’on perdu les casinos, tous confondus, en Belgique en 2012. Et l’année dernière n’a pas été formidable non plus.

L’explication de cet effondrement est simple et il ne faut pas s’en cacher : les jeux en ligne sont bien plus attractifs que ceux que les casinos terrestres proposent. Les rapports de gains, la fréquence de ces derniers est plus intéressante. Il est préférable de jouer depuis son domicile sans avoir à conduire, à payer de l’essence, un parking, etc. En plus, les jeux sont de très grande qualité avec l’arrivée des modes progressif et Live dealer. A cela viennent s’ajouter bien évidemment les charges salariales qui n’existaient pas avant et aussi cette loi qui a fait du mal aux casinos belges, celle sur l’anti blanchiment d’argent qui a fait fuir pas mal de joueurs de qualité, puisqu’ils ont dû ensuite prouver d’où venait leur argent. Ca a posé problème à certains. Aujourd’hui, c’est dommage, la Belgique n’est plus ce qu’elle était en terme de jeux d’argent et même le groupe autrichien propriétaire du casino de Bruxelles, le mythique, se demande si elle ne va pas mettre la clé sous la porte